Le Cadre

Cette exposition de tirages d’art, présentée par Hugues Vistorky, encadreur historique des photographies de Vincent, dans son atelier Le Cadre, à Épinal, rassemble deux séries d’images récentes.

20 tirages de photographies grand format extraites du livre Le Chant des forêts, à paraître le 17 décembre pour accompagner la sortie du film éponyme.

31 tirages de photographies moyen format, présentée dans l’exposition Clair-Obscur.

lundi Fermé
mardi 09:15–12:00, 14:15–19:00
mercredi 09:15–12:00, 14:15–19:00
jeudi 09:15–12:00, 14:15–19:00
vendredi 09:15–12:00, 14:15–19:00
samedi 09:15–12:00, 14:15–19:00


Festival du regard

Vincent Munier & Pentti Sammallahti

L’un nous émerveille avec ses photographies d’animaux en couleur, l’autre est un virtuose du noir et blanc. L’un est né dans le massif des Vosges en 1976, l’autre dans les plaines finlandaises en 1950. Même si plus de vingt ans les séparent et géographiquement une distance de 3000 km, bien des choses rapprochent Vincent Munier et Pentti Sammallahti: l’envie d’explorer le monde, l’amour et la connaissance de la nature et des animaux, une grande maîtrise de la technique photographique et la passion pour le livre de photographie (ils ont tous les deux fondé une maison d’édition). Bref, en un mot une belle humanité les unit et un regard particulier emprunt d’une curiosité qui n’a pas été érodée par les années de pratique. L’idée de les rapprocher nous est venue naturellement, connaissant l’admiration de Vincent Munier à l’égard du travail de Pentti Sammallahti.


Musée des Confluences

Du crépuscule à l’aube, la forêt est le décor d’une vie foisonnante. Photographe et cinéaste amoureux de la nature sauvage, Vincent Munier parcourt les forêts françaises, en particulier celles des Vosges, depuis son enfance. Avec cette exposition, il nous propose un voyage visuel et sonore dans une nature en apparence familière, mais souvent méconnue. Cerfs, chouettes, lynx, grands tétras, pics-noirs… les images, fixes et animées, révèlent la faune qui peuple les forêts en nous invitant à observer, comme à l’affût, pour mieux nous émerveiller de cet univers grandiose et menacé.

L’exposition bénéficie d’une expérimentation d’audiodescription grâce au soutien de la Fondation VISIO pour l’aide aux enfants et aux adultes déficients visuels. Les visiteurs malvoyants ou non-voyants peuvent profiter de l’audiodescription de 10 des photographies, du film original, ainsi que de l’ambiance générale de l’exposition et de sa scénographie. L’accès à ces contenus est possible via un smartphone ou une tablette, ainsi que des oreillettes.


Musée de la photographie Charles Nègre

Avec « Les 3 Pôles », Vincent Munier nous offre une saisissante immersion au cœur de ces régions du bout du monde aux conditions extrêmes avec près d’une cinquantaine de photographies prises au cours d’expéditions engagées, en solitaire et en autonomie.

Il nous transporte dans le blanc envoûtant de l’Arctique, de l’Antarctique en suivant la piste d’animaux mythiques comme le loup arctique, l’ours polaire, le bœuf musqué, le manchot empereur.

Au Svalbard, au Nunavut, en Terre Adélie, Vincent Munier a ce don pour y photographier l’animal dans toute sa splendeur et sa noblesse.

Son dernier voyage l’a emmené sur les hauts plateaux du Tibet que Vincent Munier surnomme « le troisième pôle ».

Ici, le photographe est parti sur les traces de la fameuse et très rare panthère des neiges. Mais l’explorateur a également croisé sur son chemin de nombreux autres animaux, parmi lesquels le renard du Tibet, ou encore le chat de Pallas, et des troupeaux de yacks sauvages et d’ânes kiangs…

Retraçant sa dernière expédition au Tibet avec Sylvain Tesson pour lui prêter sa plume d’écrivain voyageur, La Panthère des neiges (2021), coréalisé avec Marie Amiguet, a obtenu en 2022 le César du meilleur film documentaire. Ce film est projeté dans le musée pendant toute la durée de l’exposition.


Visa pour l'Image

À travers cette exposition, Vincent Munier invite les visiteurs de Visa pour l’Image à déployer leurs ailes pour un voyage poétique tout naturel, sans frontières géographiques, avec la beauté du monde sauvage pour horizon.

Un voyage en quête de lumières, d’abord: celles, subtiles, des moments crépusculaires du petit matin et du soir; la lumière aveuglante de la neige, la lumière ouatée de la brume; celle du clair de lune, celle qui subsiste même dans la nuit noire. Un voyage en quête de rencontres, bien sûr : un bestiaire sauvage s’expose ici, de la minuscule fourmi au grand cerf, du modeste moineau à la panthère des neiges, de l’invisible lièvre arctique à l’ours polaire.

La rencontre avec l’oiseau est bien souvent la plus fugace – le temps d’un froissement de plumes… il a déjà glissé ailleurs. Les plus grandes espèces offrent davantage de temps au photographe pour penser son cadrage, en prenant la pose: grues du Japon en parade amoureuse sous la neige, manchots empereurs serrés en colonie pour affronter le blizzard, harfangs des neiges en chasse dans les vastes étendues blanches.
Pour rencontrer les grands mammifères terrestres (ours brun, ours blanc, lion d’Afrique, loup arctique…), l’approche est différente : le photographe acquiert une connaissance fine des milieux et territoires sur lesquels ils évoluent, et se fait pisteur. Il lui faut lire les traces plus ou moins ténues des passages répétés des animaux, repérer les places de chasse, de parade ou de repos, afin de pouvoir élire le meilleur poste d’observation pour dresser son affût, ou simplement s’allonger à ras de terre, sous un filet de camouflage, derrière un rocher ou sous le couvert végétal. Se fondre dans le décor, masquer son odeur, émettre le moins de sons possible; l’activité est solitaire et la magie opère bien plus facilement si le photographe est seul sur le terrain, tous ses sens en éveil.

Quel que soit le continent, quel que soit le paysage arpenté, qu’il soit finalement tout proche ou extrême, les moteurs sont les mêmes pour Vincent Munier: vivre et revivre l’espoir d’avoir choisi «le bon endroit, le bon moment», le frisson de l’attente, et l’émerveillement lorsque la bête surgit.

Montrer la beauté du monde a-t-il encore du sens aujourd’hui, à l’heure où chaque strate de notre environnement se trouve dégradée, où quasi chaque objet de notre quotidien masque un désastre écologique ?

Vincent Munier se pose cette question depuis de nombreuses années et la soumet avec sincérité au public de Visa pour l’Image et à ses confrères du photoreportage. Célébrer la beauté de la nature ou témoigner des atteintes qui lui sont faites : les deux démarches ont sans doute leur place et relèvent d’un engagement qui peut être tout aussi profond et lucide.

Chacun d’entre nous a besoin de côtoyer la beauté dans son existence. Et notre émerveillement, doublé d’une meilleure connaissance / éducation à l’environnement, a indubitablement pour corollaire le désir de le protéger. «Se contenter du monde, lutter pour qu’il demeure», écrit Sylvain Tesson. Dans cette lutte, l’humilité et la responsabilité des humains face au reste du monde vivant devraient peser le même poids et marcher ensemble.


L'été polaire

En 2021, la France accueillait la réunion consultative du Traité sur l’Antarctique, signé en 1959 ; en parallèle d’une saison culturelle et scientifique proposée au grand public tout l’été polaire.

Alors que la planète se réchauffe inexorablement, que la banquise, le pergélisol, les glaciers et les calottes glaciaires fondent dramatiquement et que le niveau des océans ne cesse de monter, notre fascination pour les pôles, au nord comme au sud, ne cesse de grandir. Notre inquiétude également, car l’Arctique, l’Antarctique et le Subantarctique sonnent l’alerte climatique.
26 villes de France accueillent les photographies très grand format de Laurent Ballesta et Vincent Munier. Au travers de leurs regards croisés, la dualité des banquises arctique et antarctique se révèle : désertique ou surpeuplée, harmonieuse ou désordonnée, silencieuse ou assourdissante. Vincent Munier sur la glace et Laurent Ballesta sous la surface.